Le Tréport

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Le Tréport vu par Jules Noël

Jules Noël (1810-1881) est né à Nancy, mais c'est en Bretagne et en Normandie qu'il a passé de nombreuses années. La plupart de ses œuvres trouvent leur attache dans ces deux régions.

La ville du Tréport possède l’œuvre intitulée «le Marché aux poissons au Tréport», sans doute celle qui dépeint le plus admirablement la vie sociale de l’époque. On retrouve à proximité du port, les marchands de poissons mais aussi des groupes de personnes en pleine discussion, les maisons situées sur le quai et l’église Saint-Jacques en arrière plan. Preuve, s’il en faut, que l’organisation sociale tournait essentiellement autour de la vie maritime à cette époque.

Une reproduction de cette toile est visible place de la Poissonnerie. Elle est installée là où le peintre avait très certainement placé son chevalet.

La scène de calfatage («bateau au calfatage au Tréport», 1870), les quais du port («Le Tréport, les quais», 1878), les navires dans le port («Bateaux au Tréport», vers 1879) sont autant de descriptifs du paysage maritime permettant de montrer l’atmosphère du moment.

Au Tréport, peut-être plus qu’ailleurs, le peintre utilise les aléas de la météorologie pour parfaire ses paysages : les couleurs et la luminosité normandes si particulières accentuent et mettent en valeur certains éléments plus singuliers de la vie urbaine.

Au total, une douzaine d’œuvres permettent d’appréhender la région tréportaise de l’époque. Le Tréport inspire le peintre de 1866 à 1879. Tous les points vues sont utilisés : la vallée de la Bresle, la plage, le port, les falaises, la vie balnéaire. Le belvédère des falaises est le point le plus monumental permettant d’apercevoir à la fois une scène balnéaire et la vie maritime quotidienne.

Dans la toile intitulée «coup de vent au Tréport», le peintre nous montre les cabines de plage et un groupe de promeneurs (avec longue vue à la main) bousculé par le vent. À l’époque ces personnes au bord de mer constituaient l’exception, puisque la démocratisation des congés payés n’était pas encore au goût du jour.

 

Le Marché aux poissons (Jules Noël)